Archive for avril, 2010

Rééducation de la main: les solutions

In : Actualité de la rééducation, Pathologies d'ordre physique, Posted by astrid on avr.04, 2010

rééducation de la mainUn problème aux mains porte directement atteinte à notre quotidien car ce sont des outils essentiels aux mouvements les plus élémentaires.

La rééducation est un travail de longue haleine, c’est pourquoi je vous invite à consulter les différentes possibilités qui s’offrent à vous. Que vous souffriez d’arthrite, d’arthrose ou que vous ayez été victime d’une fracture ou d’une blessure, il est essentiel d’exercer vos mains de façon régulière, sans mouvement brusque, afin qu’elles recouvrent leurs facultés.

Voici donc quelques outils pour la rééducation de la main utiles pour de nombreuses pathologies :

la pâte à malaxer, avec différents niveau de resistance; la balle de massage; la balle avec extenseurs; les poignées de force; etc. qui vous permettrons de faire travailler votre main.

D’autre part, voici un palmarès des cliniques 2010 élaboré par Le Point en ce qui concerne les urgences de la main, de quoi vous éclairer sur les meilleurs établissements où vous rendre:

1- Clinique Lille-Sud, Lesquin

2- Clinique Jeanne d’Arc, Nantes

3- Polyclinique des Longues-Allées, Saint-Jean-de-Braye

4- Clinique Victor Hugo, Paris

5- Clinique du Tonkin, Villeurbanne

Et voici le palmarès Challenges 2010, cette fois-ci concernant la chirurgie de la main:

1- Clinique Victor Hugo, Paris

2- Clinique Jeanne d’Arc, Nantes

3- Clinique Saint Martin, Pessac

4- Clinique Lille Sud, Lesquin

5- Polyclinique Longues Allées, Saint-Jean-de-Braye

Pour consulter les classements complets, rendez-vous sur les site Le Point et Challenges.



Vivre après un traumatisme crânien

In : Actualité de la rééducation, Troubles cognitifs, Posted by astrid on avr.04, 2010

100 à 150 milles personnes sont victimes chaque année en France d’un traumatisme crânien, ou traumatisme crânio-cérébral. La plupart du temps, cela est dû à un accident domestique, une chute ou encore un accident de la route.

95% de ces personnes n’auront pas de séquelles, excepté pour 10 à 15% d’entre elles qui souffriront d’un syndrome post-commotionnel (fatigue, maux de têtes, sensations de vertige ou difficultés à se concentrer).

Les 5% de personnes restant sont victimes de traumatismes crâniens sévères. La majeure partie a pour séquelle des troubles cognitifs, tandis que dans moins de 10% des cas, des troubles moteurs perdurent.

Enfin, plusieurs dizaines de patients ne se réveillent pas de leur coma.

Traumatisme cranien

Traumatisme crânien : comment l’identifier ?

Il existe trois types de traumatismes crâniens:

- La commotion cérébrale (« traumatisme crânien léger ») : perte de connaissance immédiate sans fracture du crâne

- La contusion cérébrale (« traumatisme crânien moyen ») : lésions anatomiques du cerveau (nécrose hémorragique avec œdème) soit au niveau de la plaie soit à l’opposé (effet de contrecoup)

- Le coma profond d’emblée (« traumatisme crânien grave ou sévère ») : coma profond stade III après le choc avec signes de décérébration possibles

Troubles cognitifs : les solutions possibles

Suite à un traumatisme crânien, des troubles cognitifs peuvent apparaître.

Procéder à une rééducation cognitive permet de pallier ces troubles (changement de comportement, lenteur, irritabilité, mauvaise compréhension, déficit des fonctions exécutives, troubles de la mémoire et de l’attention…), comme on le fait pour les troubles moteurs.

Par exemple, on peut voir dans le traitement des AVC, pour lesquels des troubles peuvent être similaires (mauvaise compréhension, déficit des fonctions exécutives, troubles de la mémoire…), qu’ une rééducation est possible de façon ludique via la Wii.

Ces troubles cognitifs pouvant passer inaperçu, il est nécessaire de consulter une équipe de spécialistes afin de suivre une rééducation pluridisciplinaire (auprès d’un kinésithérapeute, d’un ergothérapeute, d’un orthophoniste, d’un psychologue, d’un orthoptiste, etc. suivant les problèmes rencontrés) et ainsi de faciliter la réinsertion sociale et professionnelle.

Il faudra par la suite effectuer un suivi de la « réorganisation » du cerveau grâce à la rééducation et de son évolution depuis le traumatisme.

D’autre part, des études sont actuellement en cours concernant les médicaments dopaminergiques qui pourraient faciliter la rééducation (attention toutefois, traitement à surveiller).

Complications secondaires : comment les traiter

Complications secondaires suite à une commotion cérébrale : hématome extradural (HED) ou hématome sous-dural (HSD). Si elles sont diagnostiquées assez tôt, elles sont curables.

Les symptômes de l’HED sont : obnubilation, maux de tête, signes de localisation variables en fonction du siège de l’hématome et des structures anatomiques qu’il comprime (hémiparésie, aphasie, syndrome frontal, mydriase du même côté que la lésion par compression de la III° paire crânienne etc.)

Les symptômes de l’HSD sont : maux de tête et troubles psychiques qui vont en augmentant puis des troubles neurologiques : Obnubilation pouvant aller jusqu’au coma ; Hémiparésie ; Troubles sensitifs discrets ; Aphasie ; Mydriase du côté de la lésion ; Stase papillaire au fond d’œil.

Suite à une contusion cérébrale, des signes déficitaires neurologiques apparaissent tels que diminution de la force musculaire ou de la sensibilité d’un membre, asymétrie des réflexes ostéotendineux, signe de Babinski, aphasie, etc. Un traitement médical anti-œdémateux permet alors de faire régresser ces troubles. Lorsque l’œdème est important, il peut également provoquer un début d’engagement cérébral (engagement de la partie inférieure du cerveau dans le trou occipital).

En ce qui concerne les traumatismes crâniens modérés à graves, des lésions secondaires (modification de la circulation et du métabolisme du cerveau) peuvent surgir peu de temps suite au choc : hypertension artérielle, hypoxie, hypertension intracrânienne, épilepsie

Réadaptation-réinsertion

Victime d’un traumatisme crânien léger, modéré ou grave, un stage en UEROS peut être nécessaire en complément d’une rééducation pluridisciplinaire pour faciliter la réadaptation-réinsertion. UEROS est une Unités d’Evaluation, de Réentraînement et d’Orientation Sociale et Professionnelle pour blessés crâniens : les compétences professionnelles sont évaluées durant un stage de 3 mois et demi à 4 mois.



Le sport bientôt sur nos ordonnances ?

In : Actualité de la rééducation, Pathologies d'ordre physique, Troubles cognitifs, Posted by charles on avr.04, 2010

Traitement par le sport : pas encore dans les mœurs

Nous évoquions récemment sur inforeeducation.com l’utilisation des jeux vidéos, et plus particulièrement de la console Wii en matière de rééducation suite à un accident vasculaire cérébral. Je vous propose aujourd’hui de continuer un peu dans la même voie avec un article très intéressant de L’Express sur le sport à but thérapeutique.

A beaucoup en entendre parler, les améliorations des traitements médicamenteux et leurs fortes retombées médiatiques nous feraient presque oublier les vertus curatives du sport. Pourtant l’activité physique, qui se décline en moult pratiques, permet de répondre efficacement à un très grand nombre de pathologies pour lesquelles on prescrit  à l’heure actuelle quasi systématiquement des médicaments.

Les vertus thérapeutiques du sport sont nombreuses

Une réponse à bon nombre de pathologies

« L’activité physique est un multimédicament », résume le Pr Duclos: « elle fait baisser la tension, le taux de glucose, ainsi que le niveau du mauvais cholestérol et des triglycérides. A l’inverse, elle dope la production d’hormone de croissance et le potentiel cognitif de l’individu. Résultat: la liste des pathologies que le sport aide à combattre est longue, des problèmes cardio-vasculaires au diabète en passant par les insuffisances respiratoires, l’obésité, la dépression, l’hypertension, l’ostéoporose, l’arthrose et les maladies neurodégénératives. Il pourrait bien, aussi, réduire les risques de rechute en cas de cancer du sein et du côlon. »

Selon le Dr Christophe Delong, chef du service de médecine physique de l’hôpital Sainte-Périne à Paris, « Dans un pays qui a tendance à survaloriser le cerveau au détriment du corps, la recherche sur les bénéfices du sport est encore peu développée ». Pour son confrère le Dr Bruno Sesboüé, qui exerce au CHU de Caen, « Les médecins prennent conscience que l’activité physique soigne et il faut les former à ce nouveau type de prescription. Ils ne peuvent plus se contenter de vagues conseils généraux, du genre faites un peu d’exercice. Ils doivent apprendre à préciser quelle activité et à quelle dose. »