Archive for mai, 2010

La scoliose : diagnostic

In : Actualité de la rééducation, Pathologies d'ordre physique, Posted by astrid on mai.05, 2010

scolioseLa scoliose (du grec « tortueux ») est une torsion pathologique progressive entraînant une déformation en trois plans de la colonne vertébrale. Les vertèbres ne sont alors plus parfaitement empilées comme elles devraient l’être et leur rotation les unes par rapport aux autres selon un axe vertical peut mener à une déformation du thorax, de l’abdomen ou à la gibbosité. Ainsi, il ne faut pas confondre scoliose et « attitude scoliotique », cette dernière induisant une déviation latérale de la colonne mais pas de rotation de vertèbres.

Vous trouverez sur ce site dédié à la scoliose des schémas présentant les différentes formes de scoliose : thoracique, thoraco-lombaire, lombaire, thoraco-lombaire à double courbure.

Diagnostiquer une scoliose

La scoliose doit être diagnostiquée le plus tôt possible, elle est souvent dépistée par le médecin scolaire, le médecin de famille ou le pédiatre. Les parents jouent également un rôle important et doivent surveiller le dos de leur enfant. Une scoliose peut également évoluer après l’adolescence et se constituer à l’âge adulte, on parle alors de scoliose dégénérative primitive.

Une scoliose est une déformation dans les trois plans de l’espace; la rotation vertébrale dans le plan horizontal est l’anomalie fondamentale.
Un examen clinique  durant lequel le médecin observe l’équilibre du rachis est nécessaire en cas de doute (douleur dorsale, anomalie morphologique constatée par l’entourage ou antécédents familiaux), puis un examen radiographique afin de confirmer de façon sûr s’il s’agit d’une scoliose ou d’une attitude scoliotique, de déterminer l’importance de la scoliose, de calculer la torsion des vertèbres et d’apprécier l’importance de la maturité osseuse.

Traitement d’une scoliose

Plusieurs traitements sont possibles selon le degré de gravité de la scoliose et son évolution.

Des séances de kinésithérapie se révèleront utiles dans le cas d’attitude scoliotique ou de scoliose légère. Ses exercices permettront d’augmenter la musculature du thorax, de faciliter la ventilation pulmonaire et de corriger les mauvaises postures. La kinésithérapie ne fera pas disparaître la maladie, cependant elle est indispensable dans le traitement de la scoliose, en complément d’une rééducation posturale, d’une musculation sous corset, d’élongation, etc.

Lorsque la scoliose est plus importante et évolutive, un traitement orthopédique permettra de prescrire le port d’un corset plusieurs mois avec en complément des séances de kinésithérapie ainsi que la pratique d’un sport adapté telle que la natation.

En ce qui concerne les scoliose les plus graves et prises en charge trop tardivement, un traitement chirurgical permettra de corriger la déformation dans les trois plans de l’espace et ainsi d’éviter les complications. Il s’agit d’une opération lourde qui implique la pose de tiges métalliques et de greffes osseuses entre les vertèbres.



Prévenir un AVC : l’accident ischémique transitoire (AIT)

In : Actualité de la rééducation, Troubles cognitifs, Posted by astrid on mai.05, 2010

Nous avions déjà parlé des AVC (accident vasculaire cérébral) à l’occasion de l’article « La wii aiderait à la rééducation des personnes victimes d’AVC« . Nous allons aborder ici le sujet des AIT (accidents ischémiques transitoires), qui constituent des signaux permettant de prévenir un AVC dans près d’un tiers des cas.

Qu’est-ce qu’un AIT?

Un AIT est une forme légère d’AVC qui peut durer de quelques minutes à 24 heures maximum. Il ne laisse pas de séquelle cependant l’apparition d’un ou plusieurs AIT multiplie le risque d’AVC par 9,5 comparé à une personne du même âge et du même sexe n’en ayant jamais eu. Si vous êtes victime d’un AIT, un AVC peut survenir ensuite entre 48 heures et 3 mois.

AIT prévenir l'AVC Les symptômes de l’AIT peuvent être :

- paralysie d’un membre ou d’un côté
- baisse brutale, unilatérale de la vision ou vision double
- troubles de la sensibilité d’un membre ou d’un côté
- troubles du langage, difficulté à parler
- troubles de l’équilibre
- troubles de la compréhension
- fortes douleurs crâniennes soudaines (pour certains AVC hémorragiques)

Que faire si je suis victime d’un AIT?

Si vous êtes victime d’un AIT, consultez très rapidement votre médecin ou appelez le 15 (samu). Plus vous prendrez en charge rapidement votre AIT, plus vous aurez des chances d’éviter l’AVC. Et n’oubliez pas que les symptômes disparaissent rapidement mais demeurent une mise en garde à prendre au sérieux (aussi bien par vous que par votre médecin).
Pour diminuer les risques à long terme, adoptez une alimentation équilibrée, une activité physique régulière, évitez le tabac et l’alcool, le tout afin de prévenir d’hypertension artérielle et l’excès de cholestérol dans le sang.



Tendinite de l’épaule: quels traitements?

In : Actualité de la rééducation, Pathologies d'ordre physique, Posted by astrid on mai.05, 2010

epauleLes os de l’épaule étant assez minces et moins encastrés que ceux du bassin par exemple, l’amplitude de mouvements offerte est beaucoup plus importante. Ainsi, l’articulation se fragilise par la répétition des frottements du tendon (et non par les efforts dus aux poids). La tendinite chronique est souvent négligée car la gêne occasionnée n’est pas forcément très douloureuse, le tendon s’amincit alors au fil des années et un effort anodin peut provoquer une rupture spontanée au bout d’un certain nombre d’année. Bien que vous ne puissiez que difficilement déceler ces tendinites chroniques, voici quelques solutions possibles pour votre 1ère tendinite de l’épaule mais aussi pour les coutumiers du fait.

La tendinite de l’épaule suite à un effort inhabituel

Si vous êtes sujet à une tendinite pour la première fois, le médecin vous prescrira des médicaments et le repos de votre épaule qui souvent suffiront à calmer la douleur. Cependant, l’inflammation est facilement entretenue par les gestes quotidiens qui entraînent une élévation de la tête humérale et la compression des tendons de la coiffe sous l’acromion. Votre médecin pourra alors vous proposer une infiltration qui aura un effet définitif si vous ne souffrez pas d’un dysfonctionnement fondamental. L’infiltration consiste à injecter directement un anti-inflammatoire puissant dans l’espace sous-acromial.

Les habitués de la tendinite de l’épaule

Si suite à vos crises la douleur ne disparaît jamais complétement, c’est que votre épaule est sujette à un dysfonctionnement qui peut être traité par la rééducation de l’épaule, et si cela ne fonctionne pas par une intervention chirurgicale.

Pour qu’une rééducation soit efficace, ne pratiquez pas les exercices durant une période de douleur vive. Si vous êtes sujet à ce type de douleur de façon permanente, je vous recommande de subir dans un premier temps une infiltration comme expliqué plus haut, ce qui calmera l’inflammation. Attention toutefois, étant donné votre type de tendinite, l’infiltration permet de calmer la douleur mais le mal est toujours là, il est donc essentiel de pratiquer une rééducation par la suite. Auprès d’un rééducateur (un kinésithérapeute par exemple), vous pourrez pratiquer les exercices adéquats à vos maux, et dialoguer au fur et à mesure des rendez-vous afin de juger de l’évolution de votre épaule dont la rémission est souvent longue et fastidieuse.

Un exercice utile en matière de tendinite de l’épaule

Voici enfin un exercice que vous pouvez pratiquer (en complément d’une rééducation) afin de muscler les abaisseurs de l’épaule. Il vise à réduire le conflit entre le tendon sus-épineux et l’acromion. Travailler les abaisseurs permet de réduire le frottement du tendon sur l’acromion et ainsi de ralentir le risque de rupture du tendon.