Category : Pathologies et traitements

La kinésithérapie respiratoire pas efficace dans chaque cas de figure

In : Actualité de la rééducation, Pathologies et traitements, Posted by charles on oct.10, 2010

La kinésithérapie respiratoire pas toujours efficaceJusque-là en cas de bronchiolite, les parents se tournaient très souvent vers la kinésithérapie respiratoire. Toutefois une étude française vient de remettre en cause l’efficacité du traitement.

Pour rappel, la bronchiolite est une infection virale respiratoire qui provoque une obstruction des voies aériennes, altérant la respiration de l’enfant. La kinésithérapie respiratoire intervient pour évacuer les muqueuses et rétablir une respiration normale. Le praticien va augmenter le flux respiratoire pour provoquer toux et crachat qui permettront d’évacuer le surplus de mucus.

Menée par le Dr. Vincent Gajdos, l’étude ne démontre aucune différence significative de résultats entre les enfants ayant suivi des séances de kinésithérapie respiratoire et les autres. Pas d’améliorations non plus au niveau de l’admission en soins intensifs ou d’un gain de confort qu’aurait pu constater les parents.

Portant sur environ 500 enfants de moins de 2 ans hospitalisés dans des établissements parisiens, l’étude « tord le cou à la prescription systématique et aveugle de la kinésithérapie en hôpital ». Le Dr. Gajdos ajoute que « la kinésithérapie respiratoire devrait être réservée aux enfants très encombrés qui pourraient être soulagés par les séances ».

Le rôle des kinésithérapeutes dans le traitement des infections respiratoires est aussi d’inculquer aux parents les gestes simples qui peuvent soulager l’enfant, leur apprendre à prévenir les maladies et à déceler une aggravation.

Pour en savoir plus, consultez l’article Bronchiolite : la kiné remise en cause sur le site du parisien.



Un nouveau dispositif pour aider les personnes handicapées moteur

In : Actualité de la rééducation, Pathologies et traitements, Posted by charles on août.08, 2010

Mis au point par des chercheurs de L’institut Weizmann à Israël, le système fonctionne grâce à l’air expiré par le nez et la pression qu’il exerce. Le contrôle de la pression se fait par le voile du palais, partie de la bouche contrôlée par les nerfs crâniens et très souvent intactes après une lésion , même très importante (de type AVC). Pour information, ce sont ces mêmes nerfs crâniens par lesquels passe le clignement des yeux.

Une avancée pour les victimes du syndrome d'enfermementC’est parce que ces nerfs sont rarement endommagés que le langage communément utilisé pour communiquer avec une personne handicapé moteur est basé sur le clignement des yeux. Il s’agit bien souvent du seul moyen disponible pour rester en contact avec les personnes souffrant du syndrome d’enfermement (ou Locked-In Syndrome).

Les chercheurs ont donc cherché à exploiter une autre partie du corps, toujours contrôlable après une lésion et permettant un champ d’actions plus vaste. C’est finalement en convertissant la respiration en signaux électriques qu’ils ont conçu un système permettant de commander divers appareils. De l’ordinateur au fauteuil roulant, les exemples et les témoignages pour vanter les mérites du dispositif ne manquent pas, en voici quelques extraits :

- «Cet appareil nous a permis de communiquer avec des personnes lourdement handicapées, et même avec celles qui ne pouvaient pas cligner des yeux. Nous avons une patiente qui ne pouvait pas du tout cligner et qui nous envoie des courriels par le biais de la respiration. C’est plutôt émouvant.» confie le professeur Noam Sobel, un des principaux auteurs de cette étude.

- «Un tétraplégique a pu utiliser le contrôleur de respiration pour piloter un fauteuil roulant électrique avec une grande précision après seulement quinze minutes d’entraînement».

Un brevet a d’ores et déjà été déposé par L’institut Weizmann. En cas de production massive, le professeur Sobel espère pouvoir commercialiser le dispositif pour une somme comprise entre 8 et 15 €. Cette avancée constitue un grand pas en avant pour les personnes en souffrance, on ne peut qu’espérer qu’elle sera à l’origine de bien d’autres.

Pour plus d’informations, je vois renvoie vers l’article La respiration, nouvel espoir pour les handicapés moteur ? paru dans 20 minutes.



La scoliose : diagnostic

In : Actualité de la rééducation, Pathologies d'ordre physique, Posted by astrid on mai.05, 2010

scolioseLa scoliose (du grec « tortueux ») est une torsion pathologique progressive entraînant une déformation en trois plans de la colonne vertébrale. Les vertèbres ne sont alors plus parfaitement empilées comme elles devraient l’être et leur rotation les unes par rapport aux autres selon un axe vertical peut mener à une déformation du thorax, de l’abdomen ou à la gibbosité. Ainsi, il ne faut pas confondre scoliose et « attitude scoliotique », cette dernière induisant une déviation latérale de la colonne mais pas de rotation de vertèbres.

Vous trouverez sur ce site dédié à la scoliose des schémas présentant les différentes formes de scoliose : thoracique, thoraco-lombaire, lombaire, thoraco-lombaire à double courbure.

Diagnostiquer une scoliose

La scoliose doit être diagnostiquée le plus tôt possible, elle est souvent dépistée par le médecin scolaire, le médecin de famille ou le pédiatre. Les parents jouent également un rôle important et doivent surveiller le dos de leur enfant. Une scoliose peut également évoluer après l’adolescence et se constituer à l’âge adulte, on parle alors de scoliose dégénérative primitive.

Une scoliose est une déformation dans les trois plans de l’espace; la rotation vertébrale dans le plan horizontal est l’anomalie fondamentale.
Un examen clinique  durant lequel le médecin observe l’équilibre du rachis est nécessaire en cas de doute (douleur dorsale, anomalie morphologique constatée par l’entourage ou antécédents familiaux), puis un examen radiographique afin de confirmer de façon sûr s’il s’agit d’une scoliose ou d’une attitude scoliotique, de déterminer l’importance de la scoliose, de calculer la torsion des vertèbres et d’apprécier l’importance de la maturité osseuse.

Traitement d’une scoliose

Plusieurs traitements sont possibles selon le degré de gravité de la scoliose et son évolution.

Des séances de kinésithérapie se révèleront utiles dans le cas d’attitude scoliotique ou de scoliose légère. Ses exercices permettront d’augmenter la musculature du thorax, de faciliter la ventilation pulmonaire et de corriger les mauvaises postures. La kinésithérapie ne fera pas disparaître la maladie, cependant elle est indispensable dans le traitement de la scoliose, en complément d’une rééducation posturale, d’une musculation sous corset, d’élongation, etc.

Lorsque la scoliose est plus importante et évolutive, un traitement orthopédique permettra de prescrire le port d’un corset plusieurs mois avec en complément des séances de kinésithérapie ainsi que la pratique d’un sport adapté telle que la natation.

En ce qui concerne les scoliose les plus graves et prises en charge trop tardivement, un traitement chirurgical permettra de corriger la déformation dans les trois plans de l’espace et ainsi d’éviter les complications. Il s’agit d’une opération lourde qui implique la pose de tiges métalliques et de greffes osseuses entre les vertèbres.



Prévenir un AVC : l’accident ischémique transitoire (AIT)

In : Actualité de la rééducation, Troubles cognitifs, Posted by astrid on mai.05, 2010

Nous avions déjà parlé des AVC (accident vasculaire cérébral) à l’occasion de l’article « La wii aiderait à la rééducation des personnes victimes d’AVC« . Nous allons aborder ici le sujet des AIT (accidents ischémiques transitoires), qui constituent des signaux permettant de prévenir un AVC dans près d’un tiers des cas.

Qu’est-ce qu’un AIT?

Un AIT est une forme légère d’AVC qui peut durer de quelques minutes à 24 heures maximum. Il ne laisse pas de séquelle cependant l’apparition d’un ou plusieurs AIT multiplie le risque d’AVC par 9,5 comparé à une personne du même âge et du même sexe n’en ayant jamais eu. Si vous êtes victime d’un AIT, un AVC peut survenir ensuite entre 48 heures et 3 mois.

AIT prévenir l'AVC Les symptômes de l’AIT peuvent être :

- paralysie d’un membre ou d’un côté
- baisse brutale, unilatérale de la vision ou vision double
- troubles de la sensibilité d’un membre ou d’un côté
- troubles du langage, difficulté à parler
- troubles de l’équilibre
- troubles de la compréhension
- fortes douleurs crâniennes soudaines (pour certains AVC hémorragiques)

Que faire si je suis victime d’un AIT?

Si vous êtes victime d’un AIT, consultez très rapidement votre médecin ou appelez le 15 (samu). Plus vous prendrez en charge rapidement votre AIT, plus vous aurez des chances d’éviter l’AVC. Et n’oubliez pas que les symptômes disparaissent rapidement mais demeurent une mise en garde à prendre au sérieux (aussi bien par vous que par votre médecin).
Pour diminuer les risques à long terme, adoptez une alimentation équilibrée, une activité physique régulière, évitez le tabac et l’alcool, le tout afin de prévenir d’hypertension artérielle et l’excès de cholestérol dans le sang.



Tendinite de l’épaule: quels traitements?

In : Actualité de la rééducation, Pathologies d'ordre physique, Posted by astrid on mai.05, 2010

epauleLes os de l’épaule étant assez minces et moins encastrés que ceux du bassin par exemple, l’amplitude de mouvements offerte est beaucoup plus importante. Ainsi, l’articulation se fragilise par la répétition des frottements du tendon (et non par les efforts dus aux poids). La tendinite chronique est souvent négligée car la gêne occasionnée n’est pas forcément très douloureuse, le tendon s’amincit alors au fil des années et un effort anodin peut provoquer une rupture spontanée au bout d’un certain nombre d’année. Bien que vous ne puissiez que difficilement déceler ces tendinites chroniques, voici quelques solutions possibles pour votre 1ère tendinite de l’épaule mais aussi pour les coutumiers du fait.

La tendinite de l’épaule suite à un effort inhabituel

Si vous êtes sujet à une tendinite pour la première fois, le médecin vous prescrira des médicaments et le repos de votre épaule qui souvent suffiront à calmer la douleur. Cependant, l’inflammation est facilement entretenue par les gestes quotidiens qui entraînent une élévation de la tête humérale et la compression des tendons de la coiffe sous l’acromion. Votre médecin pourra alors vous proposer une infiltration qui aura un effet définitif si vous ne souffrez pas d’un dysfonctionnement fondamental. L’infiltration consiste à injecter directement un anti-inflammatoire puissant dans l’espace sous-acromial.

Les habitués de la tendinite de l’épaule

Si suite à vos crises la douleur ne disparaît jamais complétement, c’est que votre épaule est sujette à un dysfonctionnement qui peut être traité par la rééducation de l’épaule, et si cela ne fonctionne pas par une intervention chirurgicale.

Pour qu’une rééducation soit efficace, ne pratiquez pas les exercices durant une période de douleur vive. Si vous êtes sujet à ce type de douleur de façon permanente, je vous recommande de subir dans un premier temps une infiltration comme expliqué plus haut, ce qui calmera l’inflammation. Attention toutefois, étant donné votre type de tendinite, l’infiltration permet de calmer la douleur mais le mal est toujours là, il est donc essentiel de pratiquer une rééducation par la suite. Auprès d’un rééducateur (un kinésithérapeute par exemple), vous pourrez pratiquer les exercices adéquats à vos maux, et dialoguer au fur et à mesure des rendez-vous afin de juger de l’évolution de votre épaule dont la rémission est souvent longue et fastidieuse.

Un exercice utile en matière de tendinite de l’épaule

Voici enfin un exercice que vous pouvez pratiquer (en complément d’une rééducation) afin de muscler les abaisseurs de l’épaule. Il vise à réduire le conflit entre le tendon sus-épineux et l’acromion. Travailler les abaisseurs permet de réduire le frottement du tendon sur l’acromion et ainsi de ralentir le risque de rupture du tendon.



Rééducation de la main: les solutions

In : Actualité de la rééducation, Pathologies d'ordre physique, Posted by astrid on avr.04, 2010

rééducation de la mainUn problème aux mains porte directement atteinte à notre quotidien car ce sont des outils essentiels aux mouvements les plus élémentaires.

La rééducation est un travail de longue haleine, c’est pourquoi je vous invite à consulter les différentes possibilités qui s’offrent à vous. Que vous souffriez d’arthrite, d’arthrose ou que vous ayez été victime d’une fracture ou d’une blessure, il est essentiel d’exercer vos mains de façon régulière, sans mouvement brusque, afin qu’elles recouvrent leurs facultés.

Voici donc quelques outils pour la rééducation de la main utiles pour de nombreuses pathologies :

la pâte à malaxer, avec différents niveau de resistance; la balle de massage; la balle avec extenseurs; les poignées de force; etc. qui vous permettrons de faire travailler votre main.

D’autre part, voici un palmarès des cliniques 2010 élaboré par Le Point en ce qui concerne les urgences de la main, de quoi vous éclairer sur les meilleurs établissements où vous rendre:

1- Clinique Lille-Sud, Lesquin

2- Clinique Jeanne d’Arc, Nantes

3- Polyclinique des Longues-Allées, Saint-Jean-de-Braye

4- Clinique Victor Hugo, Paris

5- Clinique du Tonkin, Villeurbanne

Et voici le palmarès Challenges 2010, cette fois-ci concernant la chirurgie de la main:

1- Clinique Victor Hugo, Paris

2- Clinique Jeanne d’Arc, Nantes

3- Clinique Saint Martin, Pessac

4- Clinique Lille Sud, Lesquin

5- Polyclinique Longues Allées, Saint-Jean-de-Braye

Pour consulter les classements complets, rendez-vous sur les site Le Point et Challenges.



Vivre après un traumatisme crânien

In : Actualité de la rééducation, Troubles cognitifs, Posted by astrid on avr.04, 2010

100 à 150 milles personnes sont victimes chaque année en France d’un traumatisme crânien, ou traumatisme crânio-cérébral. La plupart du temps, cela est dû à un accident domestique, une chute ou encore un accident de la route.

95% de ces personnes n’auront pas de séquelles, excepté pour 10 à 15% d’entre elles qui souffriront d’un syndrome post-commotionnel (fatigue, maux de têtes, sensations de vertige ou difficultés à se concentrer).

Les 5% de personnes restant sont victimes de traumatismes crâniens sévères. La majeure partie a pour séquelle des troubles cognitifs, tandis que dans moins de 10% des cas, des troubles moteurs perdurent.

Enfin, plusieurs dizaines de patients ne se réveillent pas de leur coma.

Traumatisme cranien

Traumatisme crânien : comment l’identifier ?

Il existe trois types de traumatismes crâniens:

- La commotion cérébrale (« traumatisme crânien léger ») : perte de connaissance immédiate sans fracture du crâne

- La contusion cérébrale (« traumatisme crânien moyen ») : lésions anatomiques du cerveau (nécrose hémorragique avec œdème) soit au niveau de la plaie soit à l’opposé (effet de contrecoup)

- Le coma profond d’emblée (« traumatisme crânien grave ou sévère ») : coma profond stade III après le choc avec signes de décérébration possibles

Troubles cognitifs : les solutions possibles

Suite à un traumatisme crânien, des troubles cognitifs peuvent apparaître.

Procéder à une rééducation cognitive permet de pallier ces troubles (changement de comportement, lenteur, irritabilité, mauvaise compréhension, déficit des fonctions exécutives, troubles de la mémoire et de l’attention…), comme on le fait pour les troubles moteurs.

Par exemple, on peut voir dans le traitement des AVC, pour lesquels des troubles peuvent être similaires (mauvaise compréhension, déficit des fonctions exécutives, troubles de la mémoire…), qu’ une rééducation est possible de façon ludique via la Wii.

Ces troubles cognitifs pouvant passer inaperçu, il est nécessaire de consulter une équipe de spécialistes afin de suivre une rééducation pluridisciplinaire (auprès d’un kinésithérapeute, d’un ergothérapeute, d’un orthophoniste, d’un psychologue, d’un orthoptiste, etc. suivant les problèmes rencontrés) et ainsi de faciliter la réinsertion sociale et professionnelle.

Il faudra par la suite effectuer un suivi de la « réorganisation » du cerveau grâce à la rééducation et de son évolution depuis le traumatisme.

D’autre part, des études sont actuellement en cours concernant les médicaments dopaminergiques qui pourraient faciliter la rééducation (attention toutefois, traitement à surveiller).

Complications secondaires : comment les traiter

Complications secondaires suite à une commotion cérébrale : hématome extradural (HED) ou hématome sous-dural (HSD). Si elles sont diagnostiquées assez tôt, elles sont curables.

Les symptômes de l’HED sont : obnubilation, maux de tête, signes de localisation variables en fonction du siège de l’hématome et des structures anatomiques qu’il comprime (hémiparésie, aphasie, syndrome frontal, mydriase du même côté que la lésion par compression de la III° paire crânienne etc.)

Les symptômes de l’HSD sont : maux de tête et troubles psychiques qui vont en augmentant puis des troubles neurologiques : Obnubilation pouvant aller jusqu’au coma ; Hémiparésie ; Troubles sensitifs discrets ; Aphasie ; Mydriase du côté de la lésion ; Stase papillaire au fond d’œil.

Suite à une contusion cérébrale, des signes déficitaires neurologiques apparaissent tels que diminution de la force musculaire ou de la sensibilité d’un membre, asymétrie des réflexes ostéotendineux, signe de Babinski, aphasie, etc. Un traitement médical anti-œdémateux permet alors de faire régresser ces troubles. Lorsque l’œdème est important, il peut également provoquer un début d’engagement cérébral (engagement de la partie inférieure du cerveau dans le trou occipital).

En ce qui concerne les traumatismes crâniens modérés à graves, des lésions secondaires (modification de la circulation et du métabolisme du cerveau) peuvent surgir peu de temps suite au choc : hypertension artérielle, hypoxie, hypertension intracrânienne, épilepsie

Réadaptation-réinsertion

Victime d’un traumatisme crânien léger, modéré ou grave, un stage en UEROS peut être nécessaire en complément d’une rééducation pluridisciplinaire pour faciliter la réadaptation-réinsertion. UEROS est une Unités d’Evaluation, de Réentraînement et d’Orientation Sociale et Professionnelle pour blessés crâniens : les compétences professionnelles sont évaluées durant un stage de 3 mois et demi à 4 mois.



Le sport bientôt sur nos ordonnances ?

In : Actualité de la rééducation, Pathologies d'ordre physique, Troubles cognitifs, Posted by charles on avr.04, 2010

Traitement par le sport : pas encore dans les mœurs

Nous évoquions récemment sur inforeeducation.com l’utilisation des jeux vidéos, et plus particulièrement de la console Wii en matière de rééducation suite à un accident vasculaire cérébral. Je vous propose aujourd’hui de continuer un peu dans la même voie avec un article très intéressant de L’Express sur le sport à but thérapeutique.

A beaucoup en entendre parler, les améliorations des traitements médicamenteux et leurs fortes retombées médiatiques nous feraient presque oublier les vertus curatives du sport. Pourtant l’activité physique, qui se décline en moult pratiques, permet de répondre efficacement à un très grand nombre de pathologies pour lesquelles on prescrit  à l’heure actuelle quasi systématiquement des médicaments.

Les vertus thérapeutiques du sport sont nombreuses

Une réponse à bon nombre de pathologies

« L’activité physique est un multimédicament », résume le Pr Duclos: « elle fait baisser la tension, le taux de glucose, ainsi que le niveau du mauvais cholestérol et des triglycérides. A l’inverse, elle dope la production d’hormone de croissance et le potentiel cognitif de l’individu. Résultat: la liste des pathologies que le sport aide à combattre est longue, des problèmes cardio-vasculaires au diabète en passant par les insuffisances respiratoires, l’obésité, la dépression, l’hypertension, l’ostéoporose, l’arthrose et les maladies neurodégénératives. Il pourrait bien, aussi, réduire les risques de rechute en cas de cancer du sein et du côlon. »

Selon le Dr Christophe Delong, chef du service de médecine physique de l’hôpital Sainte-Périne à Paris, « Dans un pays qui a tendance à survaloriser le cerveau au détriment du corps, la recherche sur les bénéfices du sport est encore peu développée ». Pour son confrère le Dr Bruno Sesboüé, qui exerce au CHU de Caen, « Les médecins prennent conscience que l’activité physique soigne et il faut les former à ce nouveau type de prescription. Ils ne peuvent plus se contenter de vagues conseils généraux, du genre faites un peu d’exercice. Ils doivent apprendre à préciser quelle activité et à quelle dose. »



La Wii aiderait à la rééducation des personnes victimes d’AVC

In : Actualité de la rééducation, Troubles cognitifs, Posted by charles on mar.03, 2010

(Press Photo/Adam Bird)

La Wii comme outil de rééducation (Press Photo/Adam Bird)

En faisant reproduire aux joueurs certains mouvements, la console Wii permettrait d’améliorer sensiblement la rééducation des personnes ayant été victimes d’un accident vasculaire cérébrale. C’est ce que démontre en tout cas une étude américaine principalement réalisée par Gustavo Saposnik.

2 groupes de victimes d’AVC ont été constitués 2 mois avant que les tests soient effectués. Les membres du premier ont utilisé durant 15 jours la console, jouant à des jeux dans lesquels on retrouve bon nombre des gestes du quotidien tels que « Cooking Mama » ou encore « Wii tennis ». L’autre groupe a quant à lui passé ces mêmes 15 jours à jouer aux cartes. Les résultats ont montré que les personnes du premier groupe avaient recouvré de meilleures fonctions motrices que celles appartenant au second, notamment au niveau de la vitesse et de la fermeté.

Selon les chercheurs, ces résultats s’expliquent par le fait que l’utilisation de la console réclame une répétition de mouvements intenses, ce qui se rapproche des techniques de rééducation classiques proposées aux patients. Le coté ludique de l’appareil n’est évidemment pas étranger à ce bon résultat et permet de faire faire davantage d’exercices sans que cela soit perçu comme un véritable « travail de récupération ».

Cette pratique ne peut constituer un traitement en soit et doit nécessairement s’inscrire dans un programme plus global. Son rôle est avant tout de compléter la rééducation classique en l’abordant sous un angle différent.

Déjà utilisée dans plusieurs maisons de retraite comme un outil pour maintenir les personnes âgées en forme, la Wii se découvre une nouvelle fonction et démontre l’intérêt de faire oublier aux patients qu’ils travaillent en leur proposant des programmes ludiques. L’apparition de ces appareils du quotidien dans le cadre médical, qu’il s’agisse de rééducation ou de prévention, est un plus qui permet d’aborder certaines tâches de façon plus positive (cf. l’article sur le développement par des kinésithérapeutes d’une application iphone pour apprendre les étirements).

Retrouvez l’article complet dEurope 1, Rééducation : les médecins disent Wii



Les soins de base a connaitre

In : Actualité de la rééducation, Pathologies d'ordre physique, Posted by astrid on déc.12, 2009

Quelques soins de base sont à connaître, pour pouvoir soulager rapidement certaines douleurs vous même.

S’il s’agit d’une blessure musculaire ou articulaire au niveau périphérique (membre supérieur ou membre inférieur), il est recommandé d’appliquer de la glace humide dix à quinze minutes avec un bandage compressif pour faire diminuer l’œdème le plus rapidement possible. Vous pouvez répéter l’application de glace trois à quatre fois par jour durant les quarante-huit premières heures. Ce qui se rapproche le plus de la glace concassée utilisée dans les cliniques de physiothérapie est un sac de légumes congelés que vous trouvez à l’épicerie et que vous entourez d’une serviette humide pour avoir un effet en profondeur. De plus, l’élévation du membre atteint est recommandée.

S’il s’agit d’une blessure au cou ou au dos, il y a beaucoup de contradictions quant à l’application de glace ou de chaleur étant donné que ce sont des régions avec des masses musculaires plus importantes et que l’on note souvent des spasmes musculaires. Le but de la glace est de diminuer l’œdème et la douleur alors que celui de la chaleur est de relâcher un spasme ou une musculature tendue. S’il y a eu un traumatisme direct, on recommande l’application de glace pour les quarante-huit premières heures et ensuite la chaleur. Mais, s’il n’y a pas eu de traumatismes la chaleur entourée d’une serviette humide chaude pour avoir un effet de relâchement musculaire est idéale.

Pour ce qui en est des crèmes analgésiques vendues en vente libre, certaines sont publicisées plus que d’autres mais cela ne veut pas nécessairement dire qu’elles sont plus efficaces…

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